Implantée sur les quatre départements bretons, Ozone est la première Société coopérative et participative (Scop) française de distribution de produits du vapotage. Créée en 2012, l’enseigne s’appuie aujourd’hui sur un réseau de 11 boutiques, dont 5 intégrées et 6 franchisées, ainsi qu’un site de vente en ligne.
Depuis ses débuts, Ozone poursuit une mission claire : accompagner les fumeurs vers l’arrêt du tabac grâce à la vape, en misant sur l’écoute, le conseil et la qualité des produits proposés. Les e-liquides commercialisés sont sélectionnés auprès de fabricants français et la coopérative veille à exclure les produits contenant des colorants ou des composés potentiellement toxiques.
Particularité de l’enseigne : tous les acteurs Ozone sont eux-mêmes d’anciens fumeurs ayant arrêté le tabac grâce à la vape, chacun mettant à profit son expérience dans une optique engagée de sevrage tabagique puis nicotinique.

Une culture d’entreprise fondée sur la confiance
Bien avant son passage en Scop, Ozone fonctionnait déjà sur un modèle très collaboratif. L’entreprise a construit son développement autour de l’autonomie des équipes, de la prise d’initiative et de l’expertise terrain.
Décisions collégiales, choix des produits réalisés par les équipes de vente, formation continue interne ou encore échanges quotidiens entre les boutiques, implication depuis 2013 dans la vie de la Fédération interprofessionnelle de la vape (FIVAPE) indépendante de l’industrie du tabac : cette organisation a naturellement conduit l’entreprise vers le modèle Scop.
« Le statut coopératif s’est imposé comme la meilleure alternative à mon besoin de passer la main tout en pérennisant les valeurs d’Ozone.
Le choix de la Scop répond aussi à une volonté de préserver une culture d’entreprise attachée aux relations humaines et à une approche du commerce éloignée des logiques agressives de vente. »
nous explique Agnès Hekpazo fondatrice et gérante de l’entreprise.
Une gouvernance qui se construit collectivement
Aujourd’hui, la coopérative compte 11 salariés associés et 3 associés extérieurs issus des franchises. Plusieurs se sont déjà investis dans la gouvernance de l’entreprise à travers un comité de direction qui se réunit chaque semaine.
Ce collectif travaille aussi bien sur les sujets opérationnels que stratégiques et prépare progressivement l’avenir de la coopérative. Une future cogérance de trois à quatre personnes devrait ainsi voir le jour d’ici fin 2026.
Une ambition de développement pour la filière
Dans les années à venir, Ozone souhaite poursuivre le développement de son réseau en ouvrant de nouveaux points de vente et en accueillant de nouveaux associés dans l’aventure coopérative.
Selon Agnès Hekpazo, « il est aussi probable que le modèle coopératif se développe dans le secteur de la vape, à un moment où de nombreux fondateurs historiques de la filière préparent la transmission de leurs entreprises ».
Un accompagnement structurant par l’Union régionale
La transformation en coopérative a été menée avec l’appui de l’Union régionale des Scop et Scic de l’Ouest.
« J’ai particulièrement apprécié de n’avoir qu’à suivre un process parfaitement rodé, qui m’a ôté toute charge mentale sur le sujet. » poursuit la fondatrice d’Ozone.
Un accompagnement jugé précieux, notamment pour sécuriser les différentes étapes juridiques, organisationnelles et humaines.
